Partager sur facebook
Partager
Partager sur twitter
Partager
Partager sur email
Partager

Édition #3 — 31 mars 2019

Cher ami du whisky,

On espère que vous avez aimé la loooonnnngue news de dimanche dernier  Pour vous préserver un peu, on a essayé de faire plus court aujourd’hui.

Le sujet principal de cette troisième édition ? La soirée dégustation de lundi dernier au Hopscotch bien sûr ! Animée Anne-Sophie Bigot, cette soirée tournait autour de whiskies écossais distillés ou embouteillés dans les années 1980.

À part ça, Robin vous parlera aussi un peu de technologie et vous partagera toutes ses notes de dégustation (notamment celles des whiskies dont on vous a parlé ces dernières semaines).

En parlant de Robin, il est parti vendredi en vadrouille au Vietnam avec son sac à dos et sa chérie. Comme c’est lui le grand manitou de notre outil d’envoi de newsletters, et qu’il sera moins dispo dans les prochaines semaines, on s’est dit qu’on allait, exceptionnellement, sauter un dimanche. On reviendra donc le dimanche 14 avril, et on aura plein de choses très sympa à vous partager dans les semaines qui suivront.

Bonne lecture,

Julien

Master blender

Nos coups de coeur, nos soirées dégustations, nos critiques, etc… – Par Julien

Fan des années 1980 - Soirée dégustation au Hopscotch

Plusieurs mois après nous avoir mis l’eau maltée à la bouche, Anne Sophie, notre vénérée docteure ès dégustation du Hopscotch à Toulouse, organisait lundi 25 mars au soir un tasting au léger parfum suranné.

En effet, elle nous proposait un attrayant saut dans le passé avec une dégustation comprenant uniquement des whiskies distillés ou mis en bouteille dans les années 80.

Rassemblant de jeunes amateurs à la vingtaine hardie n’ayant pas connu cette décennie, et des quinquagénaires confirmés qui en buvaient déjà à l’époque, la joyeuse troupe que nous étions a accroché sa ceinture et s’est lancée avec plaisir dans ce beau voyage dans le temps.

Pour se recentrer historiquement, l’euphorie qui s’est emparée du Scotch whisky après la fin de la Seconde Guerre Mondiale s’est ternie dans la deuxième partie des années 70s. Les chocs pétroliers ont entrainé une récession mondiale et ont conduits à une forte baisse de la production de malt et à la fermeture de nombreuses distilleries.

Heureusement, nos 4 flacons avaient survécu à cette crise !

Whisky #1 – Tobermory 10 ans

Distillé dans les années 80, embouteillé dans les années 90. Une belle surprise pour commencer.

Construite en 1798, la distillerie de Tobermory se situe l’île de Mull dans la mer d’Irlande, 4ème île d’Ecosse peuplée par 3000 habitants. Elle produit deux types de single malt, un tourbé répondant au nom de Ledaig et un non tourbé appelé Tobermory

Au nez, c’est léger, avec de la pomme bien présente, comme une tarte tatin bien mûre du grand père, mais avec un petit côté acidulé aussi.
En bouche, c’est d’abord sec sur un fruit un peu astringent et acidulé, relativement boisé. Puis gourmand avec des notes de miel d’acacia.
La finale est courte, assez peu présente en bouche et presque inexistante dans la gorge, avec un chouïa de pomme caramélisée.

Bien fait mais j’aurais aimé plus de longueur. Il est intéressant de comparer l’ancien packaging (à gauche ci-dessus) et l’actuel (à droite). On est passé d’une bouteille aux épaules basses très ilienne marquée par une calligraphie d’époque, à une bouteille plus noble aux hautes épaules et au design plus moderne et épuré.

Whisky #2 – Auchroisk 1989

Un whisky distillé en 1989 et mis en bouteille en 2004.

Très peu connue et assez récente (1974), la distillerie Auchroisk appartient au mastodonte Diageo. A l’inverse de ses consoeurs du groupe, portes-drapeau du single malt que sont par exemple Talisker, Lagavulin ou Cardhu, Auchroisk est une distillerie anonyme produisant surtout du whisky de grain pour réaliser des blends. Ses 3 millions de litres produits par an sont destinés à 90% à l’assemblage. Dans le 10% restant, on trouve par exemple le 10 ans Flaura & Fauna qui est le seul embouteillage officiel de la distillerie Auchroisk.

Celui que nous avons degusté provient d’un petit embouteillage indépendant, de la collection Private Cellar, initiée par la sociéte Forbes Ross & Co, aujourd’hui disparue.

Au nez, de nouveau de la pomme, mais un peu plus ronde avec des arômes de gâteau aux amandes, c’est plus gourmand et assez typique du Speyside.
En bouche, c’est léger d’abord, très rond, assez alcooleux malgré ses 43%, et ça tend vers la céréale comme du whisky de grain.
La finale est mitigée, plus présente que le précédent, sur la noix et la céréale, mais pas inoubliable.

Au final, pas transcendant mais intéressant car on se sent comme des privilégiés de pouvoir découvrir ce qui se faisait dans les distilleries en briques du Speyside il y a 30 ans…

Whisky #3 – Glen Scotia 14 ans

Distillation dans les années ’70, embouteillage dans les années ’80.

On change encore de région pour atterrir sur la mystérieuse Campbeltown, ancienne place forte du whisky écossais : ce bourg royal, situé sur la péninsule de Kintyre, abritait 34 distilleries au début du XXème siècle. Elles ne sont aujourd’hui plus que 3, mais elles ont su garder une délicieuse onctuosité iodée propre à la region.

Le whisky proposé provient de Glen Scotia, toujours en activité, sous une étiquette de 14 ans d’age qui fut un classique de la distillerie mais qui ne fait plus partie de la gamme actuelle (à droite sur l’image ci-dessus).

Au nez, c’est rond, gourmand, sur un caramel bien réduit. En bouche, c’est sympa, rond, sur du toffee (caramel au beurre salé) avec un peu de complexité. La finale est agréable mais relativement lisse. On retrouve seulement un peu d’iode sur le bout de la langue.

C’est drole, on aime ce whisky, mais on n’arrive pas à bien le décrire…

En tout cas, c’est typique de Campbeltown, et c’est assez magique de voir qu’un endroit aussi reculé a su garder un gout propre et reconnaissable à travers les générations.

Whisky #4 – Jura 29 ans, Scotch Malt Whisky Society

On commence par une île et on finit par une île. Et c’est une petite bombe que nous propose Anne-So pour terminer !

La très privée et non moins délurée Scotch Malt Whisky Society, qu’on vous présentera longuement très bientot, est allée sur la belle île de Jura, île aux 5000 cerfs et 200 habitants, nous chercher un whisky presque trentenaire qu’elle a ensuite “fini” pendant 2 ans en hogshead (fut de bourbon de 250L) carbonisé.

Le nez est superbe. Complexe, salin mais rond, on send la brise marine tout en étant très gourmand, avec une pointe d’agrumes. Au second nez, l’orange devient mieux marquée, comme une pate de fruits.
En bouche, c’est excellent, riche, rond, comme un Pim’s à l’orange sur une compotée d’oignons rouges. On tangue entre le grillé et le iodé. C’est génial, tellement sympa.
La finale est malade, bien présente, très longue et complexe, c’est top !! On garde des arômes de caramel d’orange avec une pointe de sel, et ça reste sur les agrumes trèèèèès longtemps !

Excellent.

Pour conclure, heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage (dans le patrimoine du Single Malt écossais).

Around the malt

Un peu de culture whisky – Par Robin

Joujoux technologiques pour passionnés de whiskies

Petit “article” un peu geek pour moi aujourd’hui, pour vous parler technologie. Ou plutôt d’outils technologiques, ceux que j’utilise pour conserver mes notes de dégustation.

Si certains détestent prendre des notes en dégustant leur whisky (Julien par exemple), préférant profiter du kiff de l’instant présent, j’ai de mon côté pris l’habitude de garder une petite trace de la plupart des whiskies que je déguste pour la première fois. Simplement car j’aime bien pouvoir comparer mon appréciation d’une fois à l’autre, ou me souvenir de mes impressions même longtemps après.

Même si j’adore le papier, je me suis vite tourné vers mon smartphone pour prendre mes notes. Plus commode, plus disponible, il permet aussi de classer ses notes, de les retrouver plus facilement, etc…

J’ai d’abord utilisé l’app mobile Whisky Journal, puis j’ai changé pour une autre app nommée Distiller, avant de me dire que rien ne valait son propre fichier Excel. C’est donc là-dessus que je copie mes notes désormais (enfin, sur un Excel sous stéroïdes appelé Airtable et dans lequel on peut, par exemple, insérer des photos). Si vous êtes curieux et/ou voulez trouver mes notes détaillées des whiskies dont on vous a parlé lors de nos premières éditions, c’est par ici.

Et vous, vous faites comment ? Vous prenez des notes ? Jamais ? Toujours ? Sur papier ou sur un outil dédié ?

Si vous avez des bons plans à nous partager, ou vos propres notes personnelles, n’hésitez pas, on adore quand vous nous partagez des trucs 🙂

Ça vous a plu ?

Inscrivez-vous à la newsletter WhiskyWeekly et recevez ce genre de billet chaque dimanche dans votre boîte de réception.